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Communauté de communes du Pays d'Ornans
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25290 Ornans

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Etude acoustique

L' étude acoustique s'inscrit dans la cadre de l'étude d'avant projet de la voie nouvelle reliant la rue du Château à la rue de la Garenne à Ornans. Elle a pour but de déterminer l'impact du projet en façade des habitations concernées en considérant les données géométriques du tracé et les hypothèses de trafic à terme et de définir les protections acoustiques à mettre en oeuvre pour respecter les objectifs réglementaires.

 

 

Notions d'acoustique

Nous rappelons ici quelques notions d'acoustique pour aider à la compréhension des études réalisées.

 

Le bruit

 

Un bruit est un mélange complexe de sons et de fréquences différentes. Il est d'usage d'attacher au mot "bruit" la notion d'une certaine gêne. Un bruit peut être composé d'une infinité de fréquences allant des plus graves (basses fréquences) aux plus aiguës (fréquences élevées).

 

Analyser un bruit c'est préciser :

-       sa hauteur : un son est plus ou moins haut selon que sa fréquence dominante est plus ou moins élevée.

-       son timbre : il dépend de la composition spectrale du bruit. C'est grâce au timbre qu'on pourra reconnaître le violon du piano.

-       son niveau de pression acoustique L, cette notation vient du mot anglais "Level" qui veut dire niveau.

 

 

Les unités

 

Le décibel - dB

D'une manière générale, on évalue le niveau des bruits en fonction de la pression acoustique, l'oreille humaine est sensible à des pressions allant de 2.10-5 Pascal à 20 Pascal ( 1 Pa = 10-5 kg/cm2 ). L'échelle des pressions acoustiques audibles varie donc de 1 à 1 000 000. Pour palier cet inconvénient, on introduit une notation logarithmique qui permet de réduire l'échelle, mais ce choix est surtout guidé par le fait que la sensation de l'oreille humaine est proportionnelle au logarithme de l'excitation pour les fréquences moyennes ( autour de 1000Hz).

 

Le décibel A  - dB(A)

L'oreille humaine transforme les pressions sonores en sensations auditives, mais sa sensibilité est limitée. Elle ne peut entendre que les sons de fréquences allant de 20 à 15000 Hz et sa sensibilité varie selon les fréquences.

Un microphone traduit fidèlement les pressions, l'oreille, elle, interprète les pressions et leur donne une valeur plus ou moins grande suivant que les fréquences sont graves, médiums ou aiguës. Pour obtenir, au moyen d'un appareil de mesure, des lectures représentatives de ces niveaux physiologiques, il a été nécessaire d'introduire dans les circuits de cet appareil, un filtre reproduisant sensiblement la courbe de l'oreille. On obtient ainsi le décibel pondéré A dit dB(A).

Les mesures de bruit - Le décibel équivalent A  - LAeq

 

Lorsque l'on fait une mesure sur une période donnée ( 1/4 d'heure, une heure, 24 heures ....) le bruit enregistré toutes les secondes peut être extrêmement variable dans le temps. Pour donner une indication sur le bruit enregistré sur cette période il est utile de relever :

 

-       le bruit maximal atteint pendant la période ; dans une analyse statistique du bruit, il correspond au L1

-       le bruit minimal qui correspond au bruit de fond lorsqu'il s'agit d'une mesure à l'extérieur, au L90 dans l'analyse statistique

-       le niveau de bruit moyen sur la période qui correspond au bruit continu qui aurait dispensé la même énergie sur la période de mesure, ce niveau moyen est appelé niveau équivalent, il est noté LAeq lorsqu'il est exprimé en dB(A).

 

Cumul des niveaux de bruit

 

Du fait de l'échelle logarithmique, les niveaux de bruit ne s'additionnent pas arithmétiquement, ainsi :

 

           

50 dB(A) + 60 dB(A) = 60,4 dB(A)

50 dB(A) + 50 dB(A) = 53,0 dB(A)

 

 

Ainsi doubler la puissance revient à augmenter les niveaux de bruit de 3 dB(A).

Si l'on additionne deux bruits d'intensité  différente, le niveau de bruit résultant est d'autant plus proche du niveau de bruit le plus fort que la différence d'intensité est grande.

Une différence de moins de 1 dB(A) n'est pas perceptible par l'oreille humaine

 

 

Analyse de l' état initial

On considérera que les niveaux de bruit actuels en façade des bâtiments sensibles concernés par le projet sont inférieurs à 65 dB(A) et que l'ambiance sonore sur le site d'étude est modérée voire calme.

Impact acoustique du projet

L’arrêté du 5 mai 1995 relatif au bruit des infrastructures routières et le décret du 9 janvier 1995 relatif à la limitation du bruit des aménagements et infrastructures de transport en application de la loi du 31 décembre 1992 et de la circulaire du 12 décembre 1997 fixent les limites qu’il convient de respecter dans le cas de l’aménagement d’une infrastructure nouvelle :

 

-       Les indicateurs de gêne due au bruit d’une infrastructure routière sont les suivants (sachant que l’indice de bruit caractérisant la période nocturne sera retenu lorsque la différence de trafic entre les périodes de jour et de nuit induit une différence de niveau sonore inférieure à 5 dB (A)) :

•       pour la période diurne, il s’agit de la contribution sonore (ou niveau de pression acoustique continu équivalent pondéré A) de l’infrastructure, émise entre 6h et 22h,

•       pour la période nocturne, il s’agit de la contribution sonore émise entre 22h et 6h.

 

-       Les niveaux maximaux admissibles pour la contribution sonore d’une infrastructure sont fixés aux valeurs suivantes :

 

 

Usage et nature des locaux LAeq 6h-22h LAeq 22h-6h
-Etablissement de santé 60 dB(A) 55 dB(A)
-Etablissement d'enseignement 60 dB(A) -
-Logement en zone d'ambiance modérée 60 dB(A) 55dB(A)
-Autres logement 65 dB(A) 60dB(A)
-Bureaux ambiance modérée 65 dB(A) -

Une zone est d’ambiance sonore modérée si le bruit ambiant existant avant la construction de la voie nouvelle en façade est telle que le LAeq (6 h - 22 h) est inférieur à 65 dB (A) et que le LAeq (22 h - 6 h) est inférieur à 60 dB (A). Dans le cas où une zone respecte le critère d’ambiance sonore modérée seulement pour la période nocturne, c’est le niveau sonore maximal de 55 dB (A) qui s’applique pour cette période.

Lors d’une modification ou d’une transformation significative d’une infrastructure existante, le niveau sonore résultant devra respecter les prescriptions suivantes :

•       si la contribution sonore de l’infrastructure avant travaux est inférieure aux valeurs du tableau ci-dessus, elle ne pourra pas excéder ces valeurs après travaux.

•       dans le cas contraire, la contribution sonore après travaux ne doit pas dépasser la valeur existant avant travaux, sans pouvoir excéder 65 dB (A) en période diurne et 60 dB (A) en période nocturne.

 

On rappellera que la modification ou la transformation d’une infrastructure existante est considérée comme significative lorsque la contribution sonore qui en résulterait à terme, pour au moins une des périodes représentatives de la gêne des riverains, serait supérieure de plus de 2 dB (A) à la contribution sonore à terme de l’infrastructure avant cette modification ou cette transformation.

 

Le projet se situe dans le cadre de la création d'une infrastructure nouvelle

 

 

Etude acoustique au niveau du viaduc de Mambouc

L’impact acoustique du projet a été déterminé en considérant les hypothèses de trafic à l'horizon 2020 suivantes :

  • 2250 véhicules / jour dont 6 % de poids lourds.

La vitesse moyenne a été fixée à 50 km/h

 

Option 1:

 

future voie sur passage supérieur du pont cadre rue du chateau et sur tablier en encorbellement sur viaduc existant

Option 2

 

Passage supérieur sur l'ouvrage rue du chateau, et nouvel ouvrage rue du Stade (démolition viaduc)

profil en long rabaissé altimétriquement

 

Option 3 :

 

carrefour au niveau de la Rue du Stade et de la rue des Martinets

Etude acoustique au niveau du Secteur Plante partie 1

Etude acoustique au niveau du Secteur Plante partie 2

La contribution sonore de la voie nouvelle dépasse très légèrement 60 dB(A) en façade la plus exposée du bâtiment R7, avec 60.3 dB(A) au 1er étage.

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© Christophe Thiebaud